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Les beaux jours vont revenir et certains bijoux vont revenir en force, comme le bracelet de cheville ou la bague d'orteil. En effet, plus on montre son corps, plus on ajoute des bijoux pour l'embellir. Toutefois, il faut avouer que le bracelet de cheville, bien que de plus en plus répandu à travers le monde, n'est pas anodin et certaines personnes lui donne certaines significations suivant le côté où on le porte. Je vous propose donc de découvrir son histoire et d'y voir ainsi un peu plus clair pour ne pas se priver du plaisir d'arborer ce bijou si élégant durant les beaux jours mais que l'on peut également porter en hiver de manière plus épisodique lors d'une soirée par exemple....

 

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Les tout premiers bracelets que l'on a retrouvé se trouvent en Mésopotamie, durant l'époque Sumérienne 2000 ans avant Jésus-Christ. Ils sont alors en or ou en argent massif et permettent ainsi de donner un aperçu de la richesse du mari. A Alesida, en Espagne, on a retrouvé des bracelets de chevilles datant de la période des Tumulus, qui se situe de 1600 à 1200 avant Jésus-Christ. Autour du Danube, dans l'avant-pays des Alpes jusqu'au Rhin et autour du Rhône, pendant la période de l'age du bronze, on a également retrouvé ces bijoux de chevilles qui étaient donc des parures de beauté pour les femmes tout comme les bracelets portés aux bras ou aux poignets. Avec le développement de la route de la Soie, on découvre que le bracelet de cheville, ou chevilllère, existe également dans d'autres civilisations, comme la Perse où l'on en retrouve  représentant des animaux comme le bouquetin qui devient courant en 700 avant Jésus-Christ. On découvre même qu'en Chine, non seulement les femmes subissaient la torture des petits pieds, critère d'élégance et de féminité, que l'on associait au port de chevillère à chaque cheville retenus par une chaîne, obligeant ainsi la femme à faire de petits pas; ces bijoux s'ornent de pierres comme le lapis-lazuli, l'agate ou le jade. Quant aux enfants, ils portent des bracelets ornés de grelots qui permettent d'éloigner les mauvais esprits. C'est au XXème siècle, que la mode arrive aux Etats-Unis et, durant la période hippie, les chevillères sont fait en cuir et s'ornent parfois de breloques, de pierres ou de perles.

 

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En Inde, les chevillères vont souvent par deux, souvenir d'une époque où une chaîne reliait les deux bracelets, obligeant la femme a faire de petits pas et donc, d'avoir une démarche plus jolie en faisant de petits pas. Les femmes du Rajasthani ont commencées à porter des bracelets les plus lourds du monde fabriqués en or ou en argent massif. C'était alors une preuve de courage tout autant qu'un signe d'appartenance à une tribu. Ils s'ornaient souvent de pierres fines et d'incrustations. Une particularité important dans ces chevillères, c'est qu'elles sont associées à une bague d'orteil faisant ainsi de magnifiques ornements qui demeurent toutefois relativement lourds rendant parfois la marche difficile. En effet, ces bijoux font parti de la tenue de la mariée, accompagnant le sari traditionnel, et ne seront enlevés qu'en cas de veuvage de la femme. Ces bijoux lourds sont toutefois abandonnés dans les villes mais restent très présents dans les villages ruraux. Un des récits Talmoul, le Cliappatikaram, l'histoire du bracelet de cheville, raconte d'ailleurs la légende d'un homme condamné par un vendeur corrompu qui l'a accusé du vol du bracelet de cheville d'une princesse; ce conte contient les descriptions très précise de ces fameux bracelets.

 

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En Egypte, le port des chevillères remonte à la période prédynastique; ils sont alors représentatifs du statut social de la femme qui les porte suivant le métal et les ornements qui les composent. En effet, de simples bracelets en fer avec des charms, de petites breloques, en coquillages aux chevillères en or ou argent massif ornés de pierres semi-précieuses. On les désigne sous le nom de Menefret, ajoutant un préfixe différent suivant s'ils se portent aux bras, aux poignets ou aux chevilles. Entre la IVème et VIème dynastie, ces bijoux se font en perles; on en a d'ailleurs retrouvés dans les tombes de Kagemni, Ti et Akh-Hotp. Les Menefret sont également les ornements des danseuses durant leur spectacle mais également les attibuts des prostituées. En effet, à cette période, les femmes aux moeurs légères devaient s'habiller en homme et ne pouvait donc porter les kalkal, bracelets de cheville reliés à une bague d'orteil, et des onguents pour accentuer leur féminité; ceci permettait donc de les différencier des autres femmes. Durant le XXème siècle, les Egyptiennes, surtout à Alexandrie,  continuaient à porter ces bracelets, surtout avec le vêtement traditionnel. De nos jour, seules les danseuses les portent encore en public alors qu'il sont uniquement portés dans le privé par les autres femmes car c'est devenu un signe de dépravation.

 

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Comme on peut le voir, les bracelets de cheville sont portés partout à travers le monde; comme en Afrique pendant les mariages et les funérailles. Ils sont encore, dans certains pays, une démonstration du statut social de la femme; plus ou moins lourds, avec fermoirs ou soudés autour de la cheville, ils sont différents suivant les pays. Toutefois, on donne encore une connotation sexuelle à ce bijou suivant si on le porte à droite ou à gauche; en effet, pour certaines personnes le porter à la cheville droite signifie que l'on appartient à un homme, un reste de l'image de la prostituée Egyptienne, ou que l'on cherche une aventure hétérosexuelle puisqu'à la cheville gauche ce serait la recherche d'une aventure homosexuelle... Quoi qu'il en soit, que ce soit une simple chaînette ou quelque chose d'un peu plus imposant, la chevillère conserve son symbole de beauté et de séduction surtout si on le porte pied nu....